En tant que thérapeute à Narbonne, j’accompagne les enfants, adolescents et adultes confrontés à l’anxiété, aux crises d’angoisse et à la peur de refaire une crise.
Grâce à une approche personnalisée et aux TCC, nous travaillons sur les pensées anxieuses, les sensations corporelles et les comportements d’évitement, afin de développer des outils concrets et adaptés à votre situation.
- Comprendre les mécanismes de l'anxiété et des crises d'angoisse.
- Réduire progressivement les comportements d'évitement.
- Apprendre à faire face aux sensations anxieuses avec davantage de recul.
- Retrouver progressivement confiance en soi.
- Reprendre des activités ou des situations auxquelles vous avez renoncé.
La durée de l’accompagnement dépend de votre situation, de vos besoins et des objectifs définis ensemble.
Crise d'angoisse: comprendre la peur et sortir du cercle de l'évitement
Vous avez déjà vécu une crise d’angoisse et, depuis, vous avez peur que cela recommence ?
Peut-être que vous surveillez davantage votre cœur, votre respiration ou les sensations de votre corps. Peut-être que vous évitez certains endroits, les transports, les magasins, les sorties ou même de vous retrouver seul(e).
Et parfois, votre vie commence à s’organiser autour d’une seule question : et si je faisais une crise ? Cette peur peut devenir particulièrement envahissante.
Pourtant, une crise d’angoisse, aussi impressionnante soit-elle, ne signifie pas que vous êtes en train de perdre le contrôle. Et surtout, la peur d’une nouvelle crise peut parfois finir par devenir plus handicapante que la crise elle-même.
Qu'est-ce qu'une crise d'angoisse ?
Une crise d’angoisse, également appelée attaque de panique, correspond à une montée brutale et intense d’anxiété. Elle peut provoquer des sensations physiques très impressionnantes :
- accélération du rythme cardiaque
- sensation d’étouffement ou difficulté à respirer normalement
- oppression dans la poitrine
- vertiges ou sensation d’instabilité
- tremblements
- sueurs
- bouffées de chaleur ou frissons
- nausées ou inconfort abdominal
- sensation d’irréalité ou d’être « déconnecté(e) »
- peur de perdre le contrôle
- peur de devenir fou/folle
- peur de faire un malaise
- parfois même peur de mourir.
Lorsque cela arrive, le cerveau peut interpréter ces sensations comme un danger imminent.
Le problème, c’est que plus on se fait peur avec ses sensations, plus l’alarme anxieuse peut monter.
C’est une phrase que je retrouve fréquemment lorsqu’une personne me raconte sa première attaque de panique. Elle va avoir le cœur qui s’accélère ; la respiration qui change ; le corps qui se tend ; la tête qui tourne.
Le cerveau, lui, cherche immédiatement une explication : « il se passe quelque chose de grave ».
Cette pensée augmente alors la peur, qui va augmenter les sensations physiques, qui elles-mêmes vont confirmer la peur. Ce cercle s’accélère et ce mécanisme peut donner l’impression que la crise est incontrôlable.
Mais comprendre ce fonctionnement permet déjà de commencer à reprendre du pouvoir sur ce qui se passe.
Pourquoi ai-je peur de refaire une crise d’angoisse ?
Après une première crise particulièrement forte, il est tout à fait compréhensible de vouloir éviter qu’elle se reproduise.
Le cerveau humain est conçu pour apprendre des expériences qu’il considère comme dangereuses, et commence à fonctionner en mode surveillance : « est-ce que mon cœur bat normalement ? » ; « est-ce que je respire correctement ? » ; « est-ce que je commence à avoir chaud ? » ; « et si ça recommençait maintenant ? ».
Le moindre changement corporel peut alors être interprété comme le signe annonciateur d’une nouvelle crise, et plus vous surveillez votre corps, plus vous risquez de remarquer des sensations normalement présentes mais habituellement ignorées.
Vous n’avez donc pas forcément peur de la crise elle-même, mais vous pouvez avoir peur de la moindre sensation qui pourrait annoncer la crise.
Quand la peur commence à diriger votre vie
C’est souvent à ce moment-là que l’anxiété devient particulièrement handicapante.
Vous allez avoir tendance à :
- éviter les endroits où une crise pourrait être difficile à gérer
- refuser certaines invitations
- ne plus prendre les transports seul(e)
- éviter les magasins ou les lieux très fréquentés
- vous asseoir systématiquement près d’une sortie
- demander à quelqu’un de vous accompagner
- vérifier où se trouvent les toilettes ou les sorties de secours
- garder constamment votre téléphone à portée de main
- limiter vos déplacements
- rentrer chez vous dès que l’anxiété monte
- renoncer à certaines activités que vous aimiez auparavant.
Sur le moment, l’évitement peut apporter un véritable soulagement, « je n’y suis pas allé(e), donc je n’ai pas fait de crise ».
Le cerveau apprend alors qu’éviter la situation est une protection, et la prochaine fois, l’envie d’éviter sera encore plus forte.
C’est ainsi que le cercle d’évitement s’installe progressivement.
Le piège du « je dois absolument empêcher la crise »
Lorsqu’on a peur des crises d’angoisse, on est tenté de mettre en place toutes sortes de stratégies pour être certain de ne pas en refaire une, comme respirer d’une certaine manière, vérifier son pouls, se rassurer, chercher immédiatement un endroit où s’asseoir, appeler quelqu’un, avoir toujours de l’eau sur soi, éviter certains aliments, certains lieux ou certaines situations, chercher sur Internet la signification de chaque sensation, etc.
Ces stratégies semblent rassurantes, et certaines semblent effectivement utiles ponctuellement.
Mais lorsqu’elles deviennent indispensables pour oser faire quelque chose, elles entretiennent aussi l’idée que vous n’êtes pas en sécurité si vous faites ceci ou cela.
L’objectif d’un accompagnement n’est donc pas simplement de vous apprendre à faire disparaître toutes les sensations anxieuses, mais de vous permettre de retrouver progressivement la confiance nécessaire pour vivre votre vie sans organiser chacune de vos décisions autour de la peur.
Est-ce une crise d’angoisse ou autre chose ?
Une crise d’angoisse peut provoquer des symptômes physiques très impressionnants.
Mais attention toutefois, toute douleur thoracique, tout malaise, toute difficulté respiratoire ou tout symptôme inhabituel ne doit pas être automatiquement attribué à l’anxiété.
Si vous présentez pour la première fois des symptômes physiques importants, inhabituels ou inquiétants, il est important de demander un avis médical.
Et en cas de symptômes sévères ou de situation urgente, contactez les services d’urgence.
Une thérapie ne remplace pas un avis médical.
Comment les TCC peuvent-elles aider en cas de crises d’angoisse ?
Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) travaillent notamment sur les liens entre les pensées, les émotions et les comportements.
Elles peuvent être utilisées dans l’accompagnement de l’anxiété, des phobies et des mécanismes d’évitement.
L’objectif n’est pas de vous demander de penser positif, mais plutôt de comprendre précisément ce qui entretient votre anxiété et de travailler progressivement sur ces mécanismes.
Dans le cas des crises d’angoisse, cela notamment passe par :
- comprendre le fonctionnement de la panique
- identifier ce qui déclenche l’anxiété, les sensations qui vous inquiètent et les pensées qui apparaissent à ce moment-là
- repérer les pensées catastrophiques.
Je vous donne un exemple : « je vais m’évanouir, donc je ne vais plus pouvoir contrôler mon corps, donc je vais être ridicule, puis personne ne pourra m’aider ».
Ici, l’objectif n’est pas de remplacer automatiquement ces pensées par des phrases positives, mais d’apprendre à les examiner avec davantage de recul.
Comprendre les comportements d’évitement en identifiant les situations que vous avez progressivement cessé de faire et les stratégies que vous utilisez pour vous rassurer.
Travailler progressivement l’exposition lorsque cela est pertinent, pour retrouver peu à peu de la liberté face aux situations évitées.
Je vous rassure, il ne s’agit absolument pas de vous jeter brutalement dans ce qui vous fait peur. Elle se construit progressivement, en fonction de votre situation et de vos objectifs.
Apprendre à tolérer davantage les sensations anxieuses. L’objectif n’est pas nécessairement de ne plus jamais ressentir d’anxiété, mais apprendre que vous pouvez la ressentir sans qu’elle décide à votre place.
Et si j’ai peur de refaire une crise pendant la thérapie ?
C’est une question importante.
Certaines personnes hésitent à consulter précisément parce qu’elles ont peur d’être confrontées à leurs sensations ou à leurs peurs.
Je tiens à vous rassurer, vous n’avez pas besoin d’arriver en consultation en sachant déjà tout gérer, bien au contraire !
La première étape consiste simplement à comprendre ce qui vous arrive et ce que vous aimeriez retrouver dans votre quotidien. Nous avançons ensuite progressivement, avec des objectifs adaptés à votre situation. Il n’y a pas de défi à relever pour prouver que vous êtes capable.
Le but est de retrouver progressivement votre liberté, pas de vous mettre en échec.
Quand consulter pour des crises d’angoisse ?
Vous pouvez envisager un accompagnement lorsque les crises ou la peur des crises :
- prennent beaucoup de place dans vos pensées
- vous empêchent de sortir ou de vous déplacer librement
- vous font éviter certaines situations
- vous amènent à demander constamment à être rassuré(e)
- perturbent votre vie professionnelle, familiale ou sociale
- vous empêchent de faire des choses importantes pour vous
- ou simplement lorsque vous sentez que vous ne voulez plus laisser la peur décider à votre place.
Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation soit devenue très invalidante pour demander de l’aide. Vous êtes dans cette situation ?
Vous avez peur de refaire une crise d’angoisse ?
Peut-être que vous avez déjà fait beaucoup d’efforts, que vous avez essayé de vous rassurer, de contrôler votre respiration, de comprendre vos symptômes, d’éviter certaines situations, de vous dire que « tout va bien ».
Pourtant, la peur revient.
Vous n’avez pas besoin de lutter seul(e) contre elle.
Dans le cadre de mes accompagnements en psychothérapie à Narbonne, je propose un travail personnalisé autour de l’anxiété, des peurs, des phobies et des mécanismes d’évitement, notamment à travers des outils issus des TCC.
Mon objectif est de vous aider à mieux comprendre ce qui se passe, à retrouver progressivement de la confiance face à vos sensations et à reprendre les activités auxquelles vous avez renoncé.
Vous évitez de sortir par peur de faire une crise ?
Vous n’êtes pas obligé(e) d’attendre que l’anxiété prenne davantage de place dans votre vie. Les TCC peuvent notamment aider à comprendre le cercle de la panique, réduire les comportements d’évitement et retrouver progressivement de la liberté.
FAQ : anxiété et crises d'angoisse
Que faire en cas de crise d'angoisse au supermarché ?
Si une crise d’angoisse survient au supermarché ou à l’extérieur, restez sur place si possible, ralentissez votre respiration (expiration plus longue que l’inspiration) et nommez vos sensations sans chercher à les combattre. Une crise de panique atteint son pic en quelques minutes puis redescend d’elle-même. Si la peur de ces crises vous pousse à éviter les magasins, une thérapie peut vous aider à reprendre ces sorties progressivement.
Peur de sortir seul : est-ce de l'agoraphobie ?
Ce peut être de l’agoraphobie : elle se caractérise par la peur de se retrouver dans un lieu d’où il serait difficile de s’échapper ou d’obtenir de l’aide (transports, foule, magasins, sortir seul). Elle apparaît souvent après des crise d’angoisse répétées. Seul un professionnel peut vous aider à faire la différence, lors d’un premier entretien d’évaluation.
Crise d'angoisse ou problème cardiaque : comment faire la différence ?
Les symptômes d’une crise d’angoisse ou attaque de panique (palpitations, douleur thoracique, souffle court, vertiges) peuvent ressembler à ceux d’un problème cardiaque. Lors d’une première crise, ou en cas de doute, consultez un médecin ou appelez le 15. Une fois une cause médicale écartée, un accompagnement psychologique peut prendre le relais.
Peut-on apprendre à gérer les crises d'angoisse ?
Oui, la crise d’angoisse peut être bien gérée : la plupart des personnes accompagnées voient leurs crises diminuer nettement, voire disparaître, et reprennent les activités qu’elles évitaient. La thérapie aide à comprendre le mécanisme de la peur, à ne plus redouter les sensations physiques et à sortir du cercle de l’évitement.
Les TCC sont-elles efficaces contre les crises d'angoisse ?
Oui, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont recommandées en première intention pour les crises d’angoisse et l’agoraphobie. Elles combinent la compréhension des pensées anxieuses, des exercices de respiration et une exposition progressive aux situations redoutées, pour réduire durablement la peur et les évitements.
Combien de temps dure une thérapie ?
Une thérapie cognitivo-comportementale pour la crise d’angoisse est généralement une thérapie brève, souvent de quelques mois, avec des séances espacées d’une à deux semaines. La durée dépend de l’ancienneté des crises, de la présence d’une agoraphobie et de vos objectifs. Les progrès se font à votre rythme.
Où consulter pour des crises d'angoisse à Narbonne ?
Amélie Donadieu, thérapeute à Narbonne, accompagne toutes personnes souffrant de crises d’angoisse grâce aux TCC. Consultations au cabinet 5 rue Paul Ader et en visio. Prise de rendez-vous via Résalib ou par téléphone.
Formée en psychothérapie et en psychopédagogie, notamment à la méthode Barkley pour le TDA/H, et secouriste en santé mentale (PSSM France), j’ai choisi de placer la compréhension de l’humain au cœur de ma pratique. Mon parcours et mes formations m’amènent à accompagner les enfants, les adolescents et les adultes dans leurs difficultés émotionnelles, comportementales et relationnelles.